Violences pré-électorales : où est passée la communauté internationale ?

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En 2011, la communauté Internationale avait pris des mesures pour, soi-disant, éviter « une certaine violence » en mettant des embargos sur les armes et même sur les médicaments.

Depuis le mois de juillet 2020, la Côte d’Ivoire est en proie à des violences visibles dans certaines villes. Les populations paisibles sont dérangées dans leur tranquillité par des individus (non identifiés) qui sèment la terreur et le désarroi.

Des bus, des mini cars (gbakas) et autres véhicules de transport en commun sont caillassés, incendiés, des personnes sont kidnappées, agressées, assassinées. Dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 octobre, Charles Akoun, commissaire de police de 1ère classe, perdait la vie après des échanges de coups de feu entre lui et des individus non (encore) identifiés.

Comme en 2011, nous constatons des dégâts matériels, nous comptons des blessés, des morts. Et, la communauté internationale semble très muette face à cette recrudescence de la violence en Côte d’ivoire. Elle qui, jadis, avait été prompte à prendre et imposer des mesures, parfois drastiques, pour éradiquer toute forme de violence. Comment doit-on interpréter cette position ?

Aujourd’hui, je ne comprends pas le silence de la CEDEAO, l’ONU, l’Union Européenne, Human Rights Watch, Amnesty International… face à cette montée de la violence dans mon pays.

Aujourd’hui, nous avons peur de sortir pour vaquer à nos occupations en toute quiétude, craignant ce qui peut arriver à tout moment.

Finalement, le peuple ivoirien n’a peut-être pas de réelle valeur aux yeux de la communauté internationale. Peut-être que leurs réactions de 2011 n’étaient pas motivées par l’humanisme, mais plutôt par des intérêts matériels.

Pour ma part, je note bien vos différents silences. Et, désormais, je saurai à quoi m’en tenir, très chère communauté Internationale. Vous ne défendez pas nos droits et nos libertés, mais vous luttez pour vos intérêts. Je l’avais compris, hier. Je l’ai bien compris, aujourd’hui.

Mais, sachez une chose : la Côte d’Ivoire ne sombrera pas. L’éléphant peut s’affaisser par faiblesse, mais se remet sur ses pieds pour continuer sa marche. Mon pays se relèvera de cette mauvaise passe. Je vous le promets très chère communauté d’intérêts internationale.

 

Crédit photo : Monde actuel

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