Femme d’aujourd’hui, victime parfaite des temps moderne

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La femme, selon une considération générale, est vue comme un être toujours parfait, exempte de toute erreur. Une opinion générale, et générique, qui a pris du sens ces derniers temps, au vu de certaines réactions sur certains faits de société. Le cas le plus récent : celui de Georgette Eto’o, qui a dû supporter les frasques dévoilées de son désormais époux Samuel. Sans broncher. Sous prétexte qu’une femme doit « rester digne » dans ce genre de situation « pour sauver ou sauvegarder son foyer ».

J’avoue que je suis quelque peu abasourdie, surtout lorsque ce sont des femmes elles-mêmes qui corroborent cette opinion. Nous sommes tous maîtres de nos pensées et nos opinions. Chacun(e) est libre de faire ce dont il/elle a envie. Mais, en tant que femme moderne, je me suis sentie interpellée et j’en suis arrivée à me demander si la femme doit être la seule à faire des sacrifices pour avoir le bonheur.
Aujourd’hui, nous subissons, sans rien dire, les infidélités et tout autre traitement de la part de nos hommes pour espérer, un jour, être envoyées devant le maire et être reconnues légalement. Comme si on se mariait par reconnaissance. Diantre !

Fidélité et soumission « obligatoire » en tout temps

Pendant que l’homme est encouragé et félicité pour avoir des « dossiers » et « bureaux annexes », la femme n’a aucunement le droit d’être infidèle. Sinon, elle est considérée comme une diablesse, une traitresse qui risque de s’attirer les foudres du grand Zeus.

Celles qui acceptent de se soumettre à cette « règle » sont des héroïnes nationales dignes d’être décorées par un grand chancelier. Celles qui s’entêtent à l’enfreindre sont parfois traitées de tous les noms. La société actuelle veut nous imposer que seul l’homme a le droit de se satisfaire au moindre désir retentissant et être soulagé quel qu’en soit le prix.
A contrario, la femme doit être passive, avoir une vie de sacrifice et surtout être une victime silencieuse qui subit tout sans dire mot. La femme doit subir la galère d’un homme. Et, plus tard, quand le succès pointera son nez, celui-ci pourra se débarrasser d’elle comme un vulgaire objet dont on a plus besoin. Sans que celui-ci ne soit blâmé ou jugé.

Halte aux frustrations liées au genre

Loin de moi l’idée de susciter une insubordination ou d’encourager à l’infidélité de la gente féminine. Je me dis juste qu’il est peut-être temps que les gens sachent qu’aucune femme ne souhaite partager son homme, le voir se travestir ailleurs. Celles qui l’acceptent sont à encourager, certes. Et soit. Mais, s’il y en a qui ne le supportent pas, qu’elles aient le droit de le dire, sans crainte d’être indexées.
Il faut arrêter de blâmer une femme parce qu’elle ne veut pas vivre dans la galère ou qu’elle supporte mal l’infidélité de son conjoint. Chacune a son cœur et son degré de tolérance. Aucune femme ne veut supporter la galère et, au moment d’en partager le fruit, se voir jeter comme une orange sans jus. C’est frustrant !

La femme n’a pas une pierre à la place du cœur. Sinon, je ne pense pas que le créateur nous aurait accordées le grand pouvoir de donner la vie. La femme a le droit au bonheur et à l’épanouissement au même titre que l’homme. Elle veut également voir des sacrifices consentis par son homme, lui prouvant ainsi son amour et son respect.

La femme est un être fragile qui veut se sentir aimée, sentir que ses efforts sont vus et reconnus. Elle ne doit pas être considérée comme cette « soumise à plein temps » que veut imposer la société, mais comme un acteur principal, qui épanouit peut-être source du bon fonctionnement de celle-ci.

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Je compte sur vous. AHOU est bien de retour!!!

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