À un moment de notre vie, nous avons besoin de nous ressourcer pour retrouver notre motivation et notre hargne d’avancer.

Pour inaugurer ma nouvelle rubrique Ahou’Crush, j’ai décidé de parler de ce grand film qui est passé au cinéma Majestic et qui a certainement bouleversé ma manière d’appréhender l’adversité et le rejet des autres quant aux rêves que l’on peut avoir.

Hidden figures (Les figures de l’ombre) est l’histoire vraie du destin extraordinaire de trois scientifiques afro-américaines, qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn. Elles ont été maintenues dans l’ombre par leurs collègues masculins et dans un pays où régnait la ségrégation raciale et de profondes inégalités. Cette histoire, restée trop longtemps méconnue, est dévoilée sur les grands écrans.

Le film est l’adaptation du livre éponyme écrit par Margot Lee Shetterly. Il met en scène Mary Jackson, Dorothy Vaughan et Katherine Goble Johnson.

Mary Jackson est la première femme noire afro-américaine ingénieure en aérospatiale à la NASA.

Dorothy Vaughan est la première femme superviseure afro-américaine à la NASA, spécialiste de Fortron, d’électronique et d’informatique de pointe et considéré comme l’un des esprits les plus brillants de la NASA. Katherine Goble Johnson, physicienne, mathématicienne et ingénieure spatiale américaine, a contribué aux programmes aéronautiques et spatiaux de la NASA.

Katherine Goble Johnson, réputée pour ses compétences en navigation astronomique, a calculé les trajectoires du programme Mercury et de la mission Apollo 11 vers la Lune en 1969. En 2015, elle reçoit la médaille présidentielle de la Liberté. L’année suivante, la division responsable des calculs du Centre de recherche Langley sera baptisée « Katherine G. Johnson Computational Research Facility ».

Hidden Figures retrace des parcours impressionnants de femmes de couleur qui n’avaient pas le droit de fréquenter certains établissements prestigieux de blancs à l’époque de la ségrégation raciale. Ces femmes ont été confrontés à de nombreux préjugés, juste parce que c’était des femmes. Et pour ne pas arranger les choses, elles étaient « noires ».

Katherine, par exemple, a dû affronter Paul Stafford qui lui menait la vie dure, qui se battait pour l’empêcher de réaliser tranquillement ses rêves en lui mettant des bâtons dans les roues. Mais, au lieu d’abandonner, Katherine va prouver, par sa détermination et ses connaissances intellectuelles, qu’elle était capable d’occuper cette place et réaliser son rêve.

Il n’y avait pas que Paul Stafford dans la vie de Katherine, il y avait aussi Al Harrison, son bienfaiteur, qui lui a apporté son soutien et ne se limitait pas à son genre ou sa couleur de peau. Il voyait plutôt sa capacité de résoudre des problèmes et trouver des solutions.

Costumes

En ce qui concerne les costumes des acteurs… : j’ai a-do-ré…….

Les années 60 était une époque très conservatrice où toutes les femmes portaient des ceintures sur pratiquement tout pour affiner la taille. Le style vestimentaire des femmes de l’époque était à la fois chic, sobre et avant-gardiste. Bref, La classe quoi !!!

La créatrice de costumes Renee Ehrlich Kalfus a dû créer une garde-robe vibrante des années 60 qui distingue la mathématicienne timorée et confiante Katherine de L’ingénieur aéronautique rebelle Mary et la surveillante sur mesure Dorothy.

Le plus remarquable est la façon dont les femmes afro-américaines portent des couleurs plus riches et plus brillantes que tout autre personnage du film, de sorte qu’ils se distinguent contre la mer d’hommes en chemises blanches et les quelques femmes blanches en tons neutres. Même le tissu avec lesquels les costumes ont été confectionnés, les sous-vêtements également respecte l’époque.

Mary la plus jeune avait une légère vibration bohème et plus rebelle dans ses costumes. Des pulls à cardigan et des silhouettes moins structurées, mais toujours féminines, pour représenter « un contrepoint à la convention ».

Pour Dorothy, la créatrice a continué avec les teintes terrestres et bijoux, mais a exprimé les ambitions de supervision du chef d’équipe à travers des silhouettes de motifs plus autorisées et polies et des accessoires réfléchis, comme des broches de bon goût et des boucles d’oreilles élégantes et des ensembles de collants.

Dorothy était super classe moyenne et pouvait acheter ces beaux vêtements. Elle était forte depuis le début (tout simplement pas reconnue) et a habillé la pièce et a finalement obtenu cette promotion.

Pour Katherine, la seule femme et personne de couleur au milieu de ses collègues tout blancs et masculins habillés uniformément avec des chemises boutonnées blanches, des pantalons gris et des cravates noires maigres, elle a insisté sur des couleurs puissantes pour marquer de manière subtile la présence de Katherine parmi ses hommes et l’un des accessoires qui se distinguait était ses lunettes.

Ayant reçu le Costume Designers Guild Award de la meilleure création de costumes pour un film d’époque, Renee Ehrlich Kalfus , la créatrice de costumes a été très réfléchie dans ses choix pour mettre en évidence les personnalités des personnages et évoquer la période historique.

Côté réalisation, on peut remarquer des jeux et répliques assez juste des acteurs. Un cocktail d’émotions, d’humour, et de profondeur, le tout dans une très belle représentation de l’époque des années 60 avec des décors très réussis.

Un casting de qualité

Au casting les choix se sont portés sur des acteurs de qualité et non des moindres : Taraji P.Henson dans le rôle de Katherine Johnson, Octavie Spencer (La couleur des sentiments ), Janelle Monae, Kirsten Dunst, Kevin Costner, Jim Parsons et Glen Powell….

 

Pour la musique : Pour ce qui est de la musique du film, Pharrell Williams est en charge de la composition. avec un tel producteur et compositeurs aux commandes que demander de plus ?!

Ce film, en plus d’être magnifique pour son histoire et très bien réalisé, est une vraie leçon et une source de motivation pour nous toutes qui aimons nous décourager à la moindre difficulté qui se dresse devant nous.
Ces dames ont su mettre en avant leurs compétences pour se rendre incontournable dans une société qui a tout fait pour les rejeter. Elles sont la preuve que des valeurs telles que le travail, l’abnégation, la volonté d’apprendre continuellement et de réussir prendront toujours le pas sur les conceptions rétrogrades du favoritisme, du machisme et de la discrimination raciale.

Voilà le genre d’exemple que nous devons suivre. Il s’agira pour nous de prouver que nous avons de la valeur, par nos connaissances et non notre potentiel de séduction et montrer que nous pouvons accéder à la réussite sans compter sur notre beauté.

Pour toutes celles qui ne l’ont pas encore vu, un seul conseil : Cherchez à le voir !!

Note de AHOU : 8/10

 

 

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