Il y a quelques temps, des images des couloirs d’un Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Abidjan parcouraient les réseaux sociaux. On y voyait malades couchés à même le sol.

Ahou a été choquée de voir des êtres humains étendus comme du bétail et que, apparemment, cela ne gênait pas le personnel traitant. Après, je me suis demandé ce qu’il pouvait faire si le matériel est insuffisant ou non-fonctionnel, malgré les alertes lancées au ministère en charge ?

Les gens meurent dans nos CHU. Pendant ce temps, en conseil de ministres, on débat sur qui doit avoir un numéro de téléphone (ou un téléphone) ou pas ; on se prend pour « Robin des bois », au point de défendre des personnes qui ont, elles-mêmes, décidé d’investir leur propre argent dans une affaire soi-disant louche.

Les gens meurent dans nos CHU parce qu’il manque du matériel adéquat pour les recevoir et les traiter. Le comble, certains médecins semblent avoir oublié le serment d’Hippocrate. Ce dernier doit sûrement se retourner dans sa tombe et souhaiter que son nom ne soit pas associé à ce manque criard de professionnalisme dans nos hôpitaux.

La santé de la population est la dernière chose à laquelle on pense alors que dans notre constitution flambant neuve, l’article 9 dispose que :

  • Toute personne a droit à l’éducation et à la formation professionnelle.
  • Toute personne a également droit à un accès aux services de santé.

Mais ce n’est pas le seul article de la constitution qui définit avec clarté le rôle de l’Etat envers sa population. Il y’a aussi l’article 42 qui dispose que :

L’État et les collectivités publiques doivent garantir à tous un service public de qualité, répondant aux exigences de l’intérêt général.

Je crois qu’il y a vraiment quelque chose qui ne va pas. Ou alors, c’est moi qui n’ai pas le sens des priorités. L’émergence tant prônée ne concerne-t-elle pas notre système de santé ? Il serait peut-être temps d’évoquer sérieusement cette situation au sommet de l’État et prendre des mesures pour améliorer non seulement les conditions de travail, mais aussi la manière de traiter les patients dans les hôpitaux publics.

Nous n’avons pas tous les moyens d’aller en clinique ou dans des établissements de santé « VIP ». Alors réagissez, s’il vous plaît !!!

 

 

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