Le 8 mars 1857, des femmes, dans une usine aux États-Unis d’Amérique, se sont levées pour revendiquer leur droit à des meilleures conditions de travail, au droit de vote des femmes et à la fin des discriminations faites aux femmes dans le travail.
Bien qu’il y ait eu des revendications avant cette date, les Nations unies ont bien voulu garder le 8 mars comme jour marquant la revendication des droits de la femme. Cependant, force est de constater que toute la communication faite autour de cette journée ne fait pas mention de la notion de « droit de la femme ». On se contente de dire « Journée de la femme ». Non, non et non !
Les femmes doivent être célébrées le 8 mars. Certes. Il ne faudrait cependant pas occulter que ce sont les droits de la femme qui sont à l’honneur ce jour-là.
Aussi, sachons que, dans le fond, les conditions de la femme n’ont pas véritablement changé et que :

  •  La femme est toujours la plus pauvre et toujours marginalisée ;
  • La femme ne gagne que 10% du revenu mondial alors qu’elle fournit 2/3 du travail ;
  • Au moins 493 millions de femmes sont analphabètes dans le monde ;
  •  Toutes les deux minutes, une femme meurt durant sa grossesse ou lors de son accouchement car les conditions dans lesquelles elle doit donner vie sont pitoyables et précaires ;
  • L’excision est toujours pratiquée ;
  • Chaque jour, au moins 38 000 jeunes filles sont forcées de se marier ; les privant ainsi de savoir et de connaissance et surtout brisant leurs rêves de faire partie des élites féminines ;
  • Au moins 1 femme sur 3 sera battue ou abusée sexuellement durant sa vie ;
  • La femme est traitée de diminuée intellectuelle et qu’elle n’a pas le droit d’évoluer dans son domaine d’activité ;
  • Des hommes ayant des mères, des sœurs traitent d’autres femmes de « kpoclés » (femmes légères), juste parce qu’elles s’assument, ont de l’audace et réussissent là où ils ont certainement échoué ;
  • La femme africaine ne veut pas s’impliquer dans les prises de décisions car elle se trouve trop inférieure ou insignifiante pour donner son avis…

Cette liste (non exhaustive) de la situation des femmes dans le monde doit nous interpeller toutes et tous en cette journée du 8 mars. Réfléchir sur des plans d’action pour que les droits des femmes leur soient restitués et qu’elles reprennent leur rôle dans la société. C’est de cela qu’il s’agit.

À toi, femme moderne, prends-toi en charge. Arrête de te dire que tout ce que l’homme fait est normal et que tu dois être parfaite et subir certaines choses dans le calme sans réagir et mourir à petit feu de chagrin. Tu as le droit de revendiquer, de te faire belle et d’être épanouie et heureuse.
Il faudrait t’accaparer ton pouvoir de second chef. Tu n’es pas le souffre-douleur de l’homme. Si tel était le cas, ce n’est pas la côte avec laquelle Dieu t’aurait créé, mais plutôt l’os de la plante des pieds.
Il a dit d’être une aide, alors pourquoi te mets-tu en retrait ? Pourquoi ne prends-tu pas conscience de ton pouvoir de donner la vie ? Oui, femme, sans toi, il n’y a pas de vie, car toi seul est capable de donner la vie. Ne l’oublie jamais.

Lève-toi, femme, prend conscience de ton pouvoir et va de l’avant. Arrête de te faire traiter de faible, d’incapable, de « kpoclé » ou de parfaite qui n’a pas droit à l’erreur. Tu es humaine et tu as le droit de te tromper autant que l’homme.
Arrête de te mettre en retrait dans les prises de décisions de ton foyer, de ta famille, de ton entreprise, de ton pays. Arrête d’être celle qui subit. Sois plutôt celle qui agit. En avant, femme. En avant, car c’est toi qui diriges le monde.

Excellente journée des droits de la femme à toutes mes Ahous !!!

#Womenday

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